Senators hear from human rights activists about political prisoners in Vietnam

Senators hear from human rights activists about
political prisoners in Vietnam

2016-06-ngothanhhai-00Ottawa, June 28, 2016 A woman from Vietnam whose husband has been imprisoned without charge in the socialist country asked for senators’ help on Wednesday, June 22, 2016 in securing his release.

Human rights activists estimate that there are currently 200 political prisoners in Vietnam, imprisoned simply for speaking their minds.

Vu Minh Khanh appeared for a special session of the Senate Committee on Human Rights to talk about ongoing human rights abuses in Vietnam.

Vu, a human rights activist herself, is seeking assistance from foreign governments to free her husband, an activist who has now spent six months in jail without trial. She has had no contact with him.

“It’s important to hear the voices of those who don’t have a voice. And in this case we’ve heard another story of a prisoner in Vietnam, and there are many like this.” said committee chair Senator Jim Munson.

Though Vu considers the outlook gloomy, she said she will not give up regardless of the cost.

Vu’s husband served prison time between 2007 and 2011 and he was also under house arrest from 2011 to 2015. Both times he was accused of promoting universal human rights, which is a breach of the penal code in Vietnam.

Protestors in Vietnam face intimidation, police assault and imprisonment without legal counsel, the committee heard. These are all breaches of Vietnam’s international treaty obligations in addition to the rights inscribed in the country’s own constitution.

Committee Deputy Chair, Senator Salma Ataullahjan, got right to the point

“How can we help?” she asked.

Hoi Trinh, a founder of human rights advocacy group Voice Vietnam, also testified.

“The biggest problem in Vietnam is that they use the criminal code to suppress dissent,” he said.

For Hoi, Canada’s foreign aid to Vietnam should come conditionally and as a function of improvements in human rights. He also recommended supporting civil groups inside Vietnam, in addition to reaching out directly to victims to put more pressure on the government.

Senator Thanh Hai Ngo, who is from Vietnam himself, also sits on the committee.

“I hope that the Canadian government will let human rights guide its bilateral relationship with Vietnam and other countries with dire human rights records. Canada can play a stronger role standing up against authoritarian regimes that publicly target legitimate dissent,” Senator Ngo said.

Quotes

“It was difficult to listen to, because it seems like a never-ending story in that country. So, as a human rights committee, we again call upon the federal government to listen to these voices and to work with other like-minded countries for the release of these political prisoners.”

– Senator Jim Munson, Chair of the committee.

 

“We heard compelling testimony from Vu Minh Khanh. I think the human rights committee was lucky to have her come and testify before us to speak on the human rights abuses in Vietnam. As a defender of human rights throughout the world, Canada needs to take a stand and stand by her.”

– Senator Salma Ataullahjan, Deputy Chair of the committee.

Associated Links

  • Click here to watch Vietnamese human rights advocate Vu Minh Khanh testify before the Senate Committee on Human Rights.

 

·         Twitter: @SenateCA – follow the committee using the hashtag #RIDR

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Des sénateurs entendent les témoignages de militants des droits de la personne au sujet des prisonniers politiques au Vietnam

 

Ottawa, le 28 juin 2016 – Le mercredi 22 juin 2016, une femme vietnamienne dont le mari a été jeté en prison sans motif d’inculpation au Vietnam, un pays socialiste, a demandé l’aide des sénateurs pour obtenir sa libération.

Selon des militants des droits de la personne, il y aurait actuellement 200 prisonniers politiques au Vietnam, détenus simplement pour avoir exprimé librement leurs opinions.

Mme Vu Minh Khanh a comparu devant une séance spéciale du Comité sénatorial des droits de la personne pour parler des violations persistantes des droits de la personne au Vietnam.

Mme Vu Minh Khanh, qui milite elle‑même en faveur des droits de la personne, demande l’aide de gouvernements étrangers pour faire libérer son mari, un militant incarcéré dans les geôles vietnamiennes depuis maintenant six mois sans procès. Elle n’a eu aucun contact avec lui depuis qu’il est en détention.

« Il est important d’écouter ceux qu’on essaie de faire taire, comme c’est le cas de ce prisonnier vietnamien dont on nous a raconté l’histoire, mais aussi de tous ceux qui sont dans la même situation. » a déclaré le président du comité, le sénateur Jim Munson.

Même si pour Mme Vu Minh Khanh les perspectives sont sombres, elle dit qu’elle n’abandonnera pas la lutte, quel que soit le prix à payer.

Le mari de Mme Vu Minh Khanh a déjà été emprisonné de 2007 à 2011 et détenu à domicile de 2011 à 2015. À chaque fois, il a été accusé d’avoir enfreint des articles du code pénal en faisant la promotion des droits universels de la personne au Vietnam.

Le comité a appris qu’au Vietnam, les manifestants s’exposent à des manœuvres d’intimidation, à des agressions policières et à des peines d’emprisonnement sans possibilité d’avoir recours aux services d’un avocat. Ce sont là autant de marques de non-respect des obligations du Vietnam en vertu des traités internationaux, ainsi que des violations des droits inscrits dans la constitution même du pays.

La sénatrice Salma Ataullahjan, vice‑présidente du comité, est allée droit au but.

« Comment pouvons-nous aider ? » a-t-elle demandé.

M. Hoi Trinh, fondateur du groupe de défense des droits de la personne Voice Vietnam, a aussi témoigné devant le comité.

« Le plus gros problème au Vietnam, c’est que les autorités se servent du Code pénal pour éliminer toute forme de dissidence, » a-t-il expliqué.

M. Hoi Trinh estime que l’aide étrangère que reçoit le Vietnam devrait être conditionnelle à l’amélioration du bilan du pays en matière de respect des droits de la personne. Il recommande également que l’on soutienne les groupes de la société civile vietnamienne et que l’on s’efforce d’avoir des contacts directs avec les victimes pour faire davantage pression sur le gouvernement.

Le sénateur Thanh Hai Ngo, qui est lui‑même d’origine vietnamienne, siège aussi au comité.

« Je souhaite que le gouvernement du Canada s’appuie sur les principes des droits de la personne pour guider ses relations bilatérales avec le Vietnam et les autres pays qui sont aux prises avec des situations graves de violation des droits humains. Le Canada doit jouer un rôle plus fort dans son opposition aux régimes autoritaires qui cible publiquement la contestation légitime, » a indiqué le sénateur Ngo.

Citations

« Ce sont des témoignages difficiles à entendre parce qu’on dirait que l’histoire se répète sans fin dans ce pays. C’est pourquoi, en tant que membres du Comité des droits de la personne, nous demandons au gouvernement fédéral de porter une oreille attentive à ces gens et de travailler avec des pays qui partagent nos valeurs pour obtenir la libération de ces prisonniers politiques. »

— Sénateur Jim Munson, président du comité

 

« Mme Vu Minh Khanh nous a livré un témoignage convaincant. Je pense que le Comité des droits de la personne a de la chance d’avoir pu l’entendre au sujet des violations des droits de la personne au Vietnam. Comme défenseur des droits de la personne partout dans le monde, le Canada doit prendre position et soutenir cette femme. »

— Sénatrice Salma Ataullahjan, vice‑présidente du comité

Liens utiles

  • Cliquez ici pour suivre le témoignage de Vu Minh Khanh, militante des droits de la personne au Vietnam, devant le Comité sénatorial permanent des droits de la personne.

 

·         Twitter : @SenatCA – Suivez le comité en utilisant le mot-clic #RIDR.

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